TEXAS & OKLAHOMA TOUR
S’il est bien une région des États-Unis qui n’a rien à envier à la célèbre triplette : Arizona, Nevada, Californie, c’est celle-ci. Qu’il s’agisse de la concentration de bases ou de l’activité aérienne que l’on peut y rencontrer : le Texas et l’Oklahoma se trouvent probablement tout en haut de la pile. Les deux états du centre mid-west offrent en effet une multitude d’opportunités et il y en a globalement pour tous les gouts. Outre le souhait de « rentabiliser » autant que possible ces deux petites semaines de balade, l’objectif était également de faire le plein de T-38. En effet les « Talon » sont sur-représentés dans cette région et il faut en profiter, les deux premiers chiffres de leur tail code ne mentent pas ! Souvent sexagénaires ils ont formé 3 générations de pilotes et continuent d’effectuer un nombre insensé de sorties quotidiennes. Bien que son remplaçant désigné le T-7 « Redhawk » de Boeing pointe le bout de son nez avec difficultés, il y a fort à parier que comme souvent, les phase out une fois enclenchés vont très vite s’opérer et faire place nette.


La formation : pilier central de cette région
Laughlin, Randolph, Sheppard et Vance AFB : ces quatre bases distantes d’à peine plus de 800km regroupaient en 2022 pas moins de 17 escadrons de T-1 Jayhawk, T-6 Texan II et T-38A/C. Tous dédiés à la formation, ils se partagent toutefois des objectifs différents. L’apprentissage de base s’effectue sur T-6 à Laughling et Sheppard (siège de l’ENJTP) avant la continuité sur T-38. Vance, en suivant, offre quant à elle une formation plus avancée sur jet, finalisant le cursus des pilotes avant leur affectation définitive en escadron sur avion d’arme. Et puisque que chaque mission opérée depuis ces bases nécessite un élève mais aussi un instructeur, Randolph AFB dans la banlieue de San Antonio, se dédie intégralement à la formation des instructeurs sur T-6 et T-38. L’année fiscale 2026 signera la fin de l’exploitation par l’USAF de ses T-1 après plus de trente années de service. Machine dédiée à la formation des futurs pilotes de tankers et gros porteurs multimoteurs, il ne leur reste plus que quelques mois d’exploitation au sein du 3rd Flying Training Squadron (FTS) de Vance AFB. Depuis notre passage dans la région fin 2022, le 99th et le 86th FTS de Randolph AFB et Laughlin AFB ont déjà disparu. Il est d’ailleurs intéressant de noter l’approche désormais choisie par l’USAF pour cette mission car le T-1 ne sera pas remplacé par un équivalent plus récent. Les futurs pilotes passeront désormais sur T-6 pour ensuite compléter leur cursus sur simulateur avant d’être brevetés. À terme ce sont quelques 351 T-7 qui sont attendus, déployés sur ces quatre bases en plus de Columbus AFB (MS). Soit quelque chose comme 70 avions par base… Le premier ayant d’ailleurs posé ses roues à Randolph le 5 décembre 2025. Les livraisons s’étaleront sur plus de 10 ans, Sheppard AFB devant être servie en dernière avec ses premières machines prévues lors de la FY 2035.


Une variété de machines impressionnante
Pour le reste : F-16, F-18, F-35, C-130, KC-135, KC-46, C-17 étaient au menu des bases visitées. De toute, la plus spectaculaire par sa diversité et son activité fut indéniablement la NAS JRB Fort Worth au Texas. Cette base partagée entre l’USAF, l’USMC et la Navy accueille pas moins de 7 « escadrons » et 6 types d’avions. À cela s’ajoute l’usine Lockheed Martin où sont assemblés les F-35 pour la majeure partie de ses clients, ce qui permet d’y voir des cocardes rares et bien exotiques. Notons que depuis notre passage le 457th FS de l’AFRC a troqué ses vieux F-16 porteurs du « TX » sur leur dérive pour des F-35A qui n’ont eu qu’à « traverser la piste » pour se stationner. Derniers résistants au changement : les F/A-18A++ et C de la VMFA 112 « Cowboys » devraient continuer d’opérer ici jusqu’à la fin de la décennie avant que des F-35C ne les remplacent. À l’inverse, Tinker AFB fut une déception. Maison mère des AWACS de l’USAF avec pas moins de 5 des 6 escadrons qu’elle opère (le dernier étant à Elmendorf AFB (AK)), une seule machine nous a occupé pendant deux journées bien longues. Douchant l’espoir d’attraper un bomber ou un tanker de passage à l’Oklahoma City Air Logistics Complex ou au 10th FLTS, respectivement en charge de la maintenance programmée et des tests d’acceptation après une lourde maintenance/upgrade. Aussi, au nord de la métropole de Dallas, il est un aéroport qui saura largement occuper vos weekends. À l’image de Mesa Gateway dans la banlieue de Phoenix, l’aéroport de Dallas Alliance cumule annuellement environ 2000 mouvements miliaires, et ce principalement sur les weekends. Utilisé majoritairement pour des fuel stops ou pour une étape de nuit lors des cross country, il n’est pas rare d’y trouver plus de 10 porteurs de cocardes sur le parking. Enfin, et même s’il n’a pas été possible de pousser notre voyage jusque là, rappelons que le sud du Texas est un des épicentres de la formation de la Navy avec les bases de Corpus Christi et de Kingsville, présentant toutes les deux une activité débordante.




























